L’Ombre de la Balance : Un Cirque de Mensonges

Partie 2:

Le visage plaqué contre le parquet froid, l’odeur de cire et de poussière emplissant ses narines, la jeune femme sentit le métal glacé des menottes se refermer sur ses poignets avec un cliquetis sinistre. Le murmure choqué de l’audience avait enflé pour devenir un brouhaha indistinct.

« Emmenez-la ! » ordonna le juge, sa voix résonnant comme un glas. « Je ne tolérerai pas un tel comportement dans ma cour. L’audience est suspendue ! »

L’huissier, soufflant bruyamment, la tira sans ménagement par les bras pour la remettre sur ses pieds. Le mouvement fut brusque et douloureux. Ses couettes blondes, jadis enfantines, étaient maintenant en bataille, et des larmes de rage faisaient couler son maquillage outrancier, traçant des sillons grisâtres sur ses joues rougies.

« Vous allez le regretter ! » cracha-t-elle à l’attention du juge, ignorant la douleur fulgurante dans ses épaules. « Tous autant que vous êtes ! Vous pensez que ça s’arrête là ? »

Pendant qu’on l’entraînait vers la porte latérale, celle réservée aux accusés, ses yeux balayèrent fiévreusement l’assistance. Elle ne cherchait pas la pitié ; elle cherchait un visage précis.

Et elle le trouva.

Au troisième rang, un homme en costume sombre, le visage impassible, la fixait. Ses bras étaient croisés, et il tapotait doucement l’index contre son coude, un geste rythmique et froid. Un sourire à peine perceptible, presque cruel, étira l’espace d’une seconde le coin de ses lèvres.

Le souffle de la jeune femme se coupa. C’était lui. L’architecte de ce cauchemar.

« Avancez ! » grogna l’huissier, la poussant dans le couloir sombre qui menait aux cellules de détention provisoire.

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Le contraste fut saisissant : de la lumière crue de la salle d’audience à la pénombre humide et oppressante des sous-sols du palais de justice. Les portes se refermèrent lourdement derrière elle, étouffant le vacarme de la cour.

« C’est un coup monté… » murmura-t-elle, plus pour elle-même que pour ses geôliers. Sa voix n’était plus qu’un sifflement brisé. « Le dossier… ils ont modifié le dossier. »

L’huissier ne répondit pas, se contentant de la pousser dans une petite cellule aux murs lépreux. La porte à barreaux claqua, le verrouillage résonnant comme un écho fatal.

Laissée seule, la jeune femme se laissa glisser contre le mur humide jusqu’à s’asseoir sur le banc de pierre. Ses mains menottées tremblaient. L’image de l’homme au sourire cruel dans la salle d’audience tournait en boucle dans son esprit.

Ils la croyaient folle, désespérée, détruite. Ils pensaient avoir gagné.

Elle releva la tête, ses yeux fixant les barreaux avec une intensité nouvelle. Derrière le masque de clown ruiné par les larmes, un regard vif et calculateur perça.

Ce n’était que le premier acte. Si le système judiciaire voulait un spectacle, elle allait leur en donner un. Ce qu’ils ignoraient, c’est que la petite clé USB cachée dans la doublure de son sweat à capuche – la seule chose qu’ils n’avaient pas fouillée – contenait assez de secrets pour faire tomber non seulement l’homme au sourire sombre, mais aussi le juge qui venait de l’envoyer au cachot.

Le vrai procès allait seulement commencer.

Lisez la suite dans les commentaires ! D’autres révélations explosives arrivent.

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